Dans le monde du travail, il persiste un a priori qui consiste à croire que le travail pourrait s’effectuer indifféremment de jour comme de nuit, travailler de nuit ne constituerait pas en soi une contrainte supplémentaire à partir du moment où le travailleur dort le jour. Or, horaires atypiques, travail de nuit, 2×8, 3×8… ces modes d’organisation des temps de travail ont tous un point commun : ils ont des effets, négatifs, sur la santé et la sécurité des travailleurs.
En 2021, selon la DARES, 45% des salariés ont travaillé au moins une fois le soir, la nuit, le samedi ou le dimanche. Cette part est stable depuis plusieurs années.Les conséquences du travail posté ou de nuit sont multiples (accident, maladies, problèmes de sommeil…) et reconnues mais souvent sous estimées par les employeurs et méconnues des travailleurs. Nous proposons ici d’effectuer un état des lieux des connaissances sur le travail posté ou de nuit et ses conséquences sur la santé, la sécurité et les conditions de travail.
Cette note, à vocation pédagogique pour les représentants du personnel, repose sur une analyse de la littérature scientifique sur le sujet, réalisée avec l’appui d’un docteur en médecine. La note est découpée de la façon suivante :
- Définition et cadre juridique relatif au travail posté ou de nuit ;
- Notions de chronobiologie issues de la littérature scientifique permettant de comprendre le fonctionnement du corps humain ;
- Effets du travail posté issus de la littérature scientifique permettant de comprendre les conséquences du travail posté ou de nuit sur la santé des travailleurs ;
- Prévention et rôle du CSE où sont présentés des leviers d’action possibles.



